Imprimer

Un sale coup pour le trio dirigeant la coalition des « volontaires », Starmer, Macron, Merz, plus concernés par la guerre en Ukraine contre la Russie, que par ce que vivent leurs concitoyens !

 L’Angleterre votait pour les élections locales, le Pays de Galles et l’Écosse pour leurs parlements dévolus respectifs. Dans l’après-midi du jour de vote, le Parti travailliste avait perdu plus de 650 sièges et 20 circonscriptions, dont l’Essex, Hartlepool, Redditch tous tombés dans la poche de Farage sauf le dernier, et Westminster qui est revenu aux mains des conservateurs. À Holyrood, le parlement écossais, les sécessionnistes du SNP retrouvent la majorité des sièges sans atteindre une majorité absolue.

Mais ce qui rend ce fiasco symboliquement punitif, c’est la perte du Pays de Galles, le bastion ancestral de l’exploitation minière rurale de ce syndicalisme réformiste et modéré qui porte le nom de travailliste.

Le Sénat national, créé en 1999 après la soi-disant dévolution, ne sera plus contrôlé par le Parti travailliste, dont la cheffe et Première ministre, Eluned Morgan, a même perdu son siège. Avec les nationalistes de Plaid Cymru devenant le premier parti, le Labour glisse à la troisième place derrière le Reform.

Starmer, le loser : « j’y suis j’y reste » ! Le Premier ministre a déclaré : « Bien que nous devions répondre au message que les électeurs nous ont envoyé, cela ne signifie pas virer à droite ou à gauche. »

Un ensemble de résultats désastreux ! Le labour a perdu le contrôle de plus de 25 conseils municipaux et plus de 1 000 sièges en Angleterre vendredi soir, beaucoup au profit de Reform UK de Nigel Farage, qui a réalisé de grands gains dans les Midlands et le nord ainsi que pris des sièges aux conservateurs du sud.

Après plus d’un siècle de domination, le Labour a failli être anéanti au Pays de Galles, où la première ministre du parti, Eluned Morgan, a perdu son siège. Le Labour pourrait chuter à la troisième place en Écosse, derrière le SNP et le Parti réformiste. À Londres, une montée en puissance verte a signifié que le Labour a perdu le contrôle des conseils qu’il dominait, notamment Hackney et Waltham Forest.

Un haut membre de l’arrière-ban a déclaré : « Nous voulons que Keir accepte un calendrier pour son départ, mais nous voulons qu’il soit digne. Il devrait tenir sa dernière conférence cet automne puis superviser un concours de direction immédiatement après. Il ne peut pas nous emmener dans les locaux de l’année prochaine. C’est trop tard. »

Cependant, Starmer a insisté sur le fait qu’il « ne quitterait pas » la direction car cela « plongerait le parti dans le chaos », bien qu’il reconnaisse que les électeurs en avaient assez du rythme lent du changement.

Le Premier ministre prononcera un discours important dans lequel il chercherait à présenter une vision plus optimiste de l’avenir du pays, ont indiqué des sources de Downing Street.

Le discours du roi mercredi comprendra également des annonces politiques, bien qu’un remaniement ministériel ne soit pas attendu.

« Nous devons redevenir le parti de la classe ouvrière » (Eluned Morgan, pays de Galles)

Starmer voulait reconquérir les anciennes sections ouvrières du labour passées chez les Tories et les pro Brexit, qu’il avait raccroché en partie lors des élections 2024. Cela va être très dur, très dur.

Nous pouvons constater, décennie après décennie, la longue descente de « la démocratie britannique » vers la droite et la politique anti sociale des Conservateurs (Tories) organisant depuis 40 ans la misère du salariat britannique (y compris avec le Labour), et par contre le rejet viscéral du monde ouvrier de ses « élites » politiques ou financières mondialisées aux rapports de classe brutaux. Il a choisi le vote « populiste ».

Le salariat britannique ne s’est pas encore remis des années de Margareth Tatcher (1983/2007), la « Milei de l’Angleterre ». Elle a transformé la politique des rapports de classe dans le royaume uni au profit des Conservateurs, pendant une trentaine d’années, en tant que député puis premier ministre. Sa lutte féroce contre la classe ouvrière britannique a anéanti le salariat britannique et sa représentation, le Labour. Ce dernier a connu une autre orientation tout aussi désastreuse, avec Tonny Blair : le « New Labour » pour une « troisième voie » entre « capitalisme » et « socialisme » qui s’est terminé avec l’écrasement du salariat. 

L’économie de la Grande Bretagne a vu disparaître son tissu industriel et ses ouvriers dépérir sauf en quelques secteurs. Londres a surtout développé son savoir-faire : ses activités financières et d’assurances sur le plan international qui produisent 80% de la valeur brute du pays ; en modernisant ce qui lui venait d’une longue tradition d’exploration militaire du monde et de son développement colonial.

Autrement dit, la richesse britannique est produite par une économie « hors sol ». Londres, une capitale « Monde » ? C’est ce qui explique son vote majoritaire contre le Brexit, Londres a voté pour « rester en Europe », le reste du pays contre.

L’inflation augmente, les offres d’emplois reculent, et le taux de chômage est à 4,5%. L’emploi britannique déclaré subit en partie l’érosion de la « créolisation » des emplois non déclarés, issue d’une arrivée massive incontrôlée de « migrants », c’est-à-dire des milliers de travaux pour un coût inférieur à celui qui est déclaré et qui respecte les quelques lois sociales qui existent encore. On retrouve tout cela dans les films de Ken Loack : « It’s a free world » 2017, « Moi Daniel Blak », 2016, etc.

En 2016, les Anglais et le Pays de Galles avaient choisi le Brexit, les Ecossais et les Irlandais voté contre pour rester dans l’UE. La désunion du Royaume n’avait jamais été aussi évidente. Et ce n’est pas Starmer qui va la combler !

D’autre part le retour, très hypothétique de Starmer dans l’UE viendrait renforcer la fragilité de la France. L’Allemagne de Merkel préférait discuter et trouver un appui à sa politique avec les Britanniques pour contourner les positions Françaises.

Bref, quoique dise Starmer, même désunis, les Britanniques ne sont pas prêts à lâcher leur « relation exclusive » avec les Américains, et même avec Trump. N’oublions pas que la guerre d’Ukraine/Russie a commencé, certes avec la pénétration de l’armé russe en Ukraine, mais une Ukraine soutenue par une coalition Boris Johnson/Biden. Ils soutiennent aussi les guerres de Trump dans le Moyen Orient ! les Britanniques ne peuvent utiliser leur armement nucléaire sans l’autorisation des Usa.

Bref le Labour est toujours dans une spirale infernale, sans une critique de ses échecs électoraux et de ses reniements à un programme socialiste !

Mai 2026