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Brésil : Pourquoi, après le premier tour des élections, le triomphe de l’extrême droite ?

Comme dans les années 1930, mais à une échelle beaucoup plus grande, alors que les grandes puissances préparent des guerres pouvant mener à la fin de la civilisation, les dictatures triomphent dans les pays dépendants.

Le Capitalisme est sorti de la crise de la guerre, mais entre le stalinisme et la social-démocratie il s’est reconstruit et se retrouve maintenant à nouveau dans cette même spirale qui n’a été interrompue que par la guerre.

La Révolution française continue d’être attaquée et réduite à des interprétations qui la résument aux monstres politiques que chaque période politique a pu créer. Au XXème siècle, le "marxisme réellement existant" a interprété la Révolution française comme une "révolution bourgeoise" avec, toutefois, une dictature obligée, ce qui a permis aux néolibéraux, depuis les années 1960, de recueillir ces fruits précieux en les transformant en "matrice des totalitarismes du XXème siècle".

Le contrat de gouvernement, stipulé en mai dernier par le M5Stelle et par la Lega, confirme que l’Italie considère les États-Unis comme son “allié privilégié”. Lien renforcé par le Premier ministre Conte qui, dans sa rencontre avec le président Trump en juillet, a établi avec les USA « une coopération stratégique, presque un jumelage, en vertu duquel l’Italie devient un interlocuteur privilégié des États-Unis pour les principaux défis à affronter ». En même temps cependant le nouveau gouvernement s’est engagé dans un contrat à « une ouverture vers la Russie, qui doit être perçue non pas comme une menace mais comme un partenaire économique » et même comme un « partenaire potentiel pour l’Otan ». C’est comme concilier le diable et l’eau bénite.

Di Maio, et Salvini de même, a déclaré que la victoire des souverainistes aux élections européennes aidera l’Italie,. Grosse erreur d’une vision optimiste : de Orban à Alternative fur Deutschland, personne ne veut changer les règles pour faire plaisir à l’Italie. Le réveil risque d’être très amer.

« L’amitié c’est l’égalité », a affirmé le philosophe Pythagore, fondateur de l’une des plus importantes écoles de pensée de l’humanité.

« Il y aura un tremblement de terre politique au niveau européen et toutes les règles changeront. Dans tous les pays européens il va se passer ce qui est arrivé ici, le 4 mars » dit le premier ministre Di Maio, 2000 ans plus tard, montrant sa confiance dans les « amis européens » qui aideront le gouvernement italien dans sa bataille contre l’austérité.

 Le dernier avatar en Italie d’un système d’alliances entre résidus du Pci, de la Social-démocratie et du centre gauche, c’est une « nouvelle scission », cette fois au sein de Potere al popolo. A peine né en décembre 2017, Potere al popolo éclate.

Une particularité de cette gauche italienne très mouvementiste ? Sans doute. Une lente et inéluctable disparition du projet socialiste ? Sûrement. La fin des « idéaux » construits au cours du développement des révolutions passées et du mouvement ouvrier ? Nous pouvons le penser à voir la hargne avec laquelle les droites populistes ou radicales s’imposent de plus en plus dans le paysage politique européen, et en Italie en l’absence de forces capables non seulement de résister mais surtout de proposer un programme unitaire refondant le socialisme.

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