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Au sujet de la sortie du livre :

De Revolutionary Feminisms - Conversations

on Collective Action and Radical Thought, Ed.Verso Books.

Usa : l’élection de tous les dangers

Les Etats unis seraient au bord de l’implosion démocratique. Un candidat Trump, trublion anti-establishment mais candidat de la libre entreprise, annonce qu’il ne tiendra pas compte ni du résultat ni des votes par correspondance ; Biden, un candidat issu de l’establishment démocrate, semble par contraste plus ouvert aux questions sociales. Une élection qui se tient dans un climat inhabituel, hostile et violent.

En effet la brutalité de la police envers les afro-américains a réveillé les vieux démons du racisme. Car 50 ans après la mort de Martin Luther King, Malcom X, les Blacks Panters et la lutte des droits civiques, la question du rapport entre les afro-américains, la police et les américains blancs, est toujours aussi clivante. Trump envoie la garde civile, les « suprématistes blancs » patrouillent dans les rues, et les afro-américains répondent par une violence défensive.

Bref : le chaos ou une Amérique apaisée.

La campagne de Trump est pugnace, il multiplie les déplacements de la dernière heure dans les Etats qui ne lui sont pas acquis, au contraire de Biden qui voit les sondages lui être favorables. La victoire de l’un ou de l’autre est difficile à pronostiquer, non seulement par l’importance des votes par correspondance (plus de 80 millions) et en raison même du particularisme de la loi électorale américaine. En effet le candidat peut l’emporter aux voix exprimées, mais ce vote peut être remis en cause par celui des Grands électeurs.

Il ne faut pas oublier que l’impérialisme Us veut se survivre à lui-même. Le complexe militaro-industriel veille, d’autant que le développement de la Chine vient peu à peu remettre en question le rêve d’une puissance infinie unipolaire. De ces deux géants, personne ne peut prédire qui va gagner le match, car on imagine mal aujourd’hui que le plus récent puisse s’imposer à l’autre, ou qu’ils s’entendent et agissent ensemble pour un développement harmonieux de la planète et des peuples. L’enjeu de l’élection américaine, c’est aussi celui- là.    D. Riva

Fascisme, à l’américaine

Les États-Unis sont confrontés à une situation la plus dangereuse depuis la guerre civile. Donald Trump a dit à la nation qu’il ne respecterait pas nécessairement les résultats de l’élection de novembre, que la violence ne pouvait pas être exclue dans le sillage de l’élection, et qu’une victoire de Joe Biden serait frauduleuse.

La décision de la Turquie de retirer son navire sondant la Méditerranée orientale, où les zones maritimes ne sont pas délimitées et sont revendiquées par la Grèce et la Turquie, a conduit au moins à une décélération temporaire dans le dangereux différend en Méditerranée entre la Grèce et la Turquie.

Phyllis Bennis dirige le Nouveau Projet Internationalisme à l’Institute for Policy Studies. Son livre le plus récent est Understanding ISI and the New Global War on terror.

D’une certaine manière, le plan de reconnaissance mutuelle négocié par les États-Unis pour une reconnaissance mutuelle entre Israël et les Émirats arabes unis est une grande nouvelle. Pendant plus d’un quart de siècle, seuls deux pays du Moyen-Orient — l’Égypte et la Jordanie — avaient officiellement reconnu Israël. Aucune des monarchies du Golfe ne l’avait fait.

Donc, c’était une affaire assez importante quand l’annonce a été faite. Sauf, en fait, pas tant que ça.

Malgré l’adhésion revendiquée par les Émirats arabes unis pendant plusieurs décennies à une position selon laquelle aucun pays arabe ne devrait normaliser ses relations avec Israël tant qu’il n’aurait pas mis fin à son occupation des terres palestiniennes, les liens entre les Émirats arabes unis et Israël étaient tranquilles depuis des années. Il en va de même pour de nombreux autres États arabes.

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